Au Canada, un constat s’impose de manière brutale pour la nouvelle génération: trouver un bon emploi relève désormais de l’exploit.
Pendant que les jeunes adultes canadiens envoient des centaines de CV sans jamais recevoir de réponse, le gouvernement libéral de Mark Carney persiste dans une voie qui privilégie la main-d’œuvre étrangère au détriment de sa propre relève.
Cette politique d’immigration massive et de recours abusif aux travailleurs étrangers temporaires crée un marché du travail à deux vitesses, laissant les jeunes sur la touche.

Un marché du travail saturé par les politiques d’immigration
Le paradoxe est saisissant.
Mark Carney et son gouvernement continuent d’affirmer que le Canada souffre d’une pénurie de main-d’œuvre critique. Pourtant, les statistiques démontrent exactement le contraire pour les travailleurs locaux, particulièrement les 15 à 24 ans.
Les données récentes de Statistique Canada révèlent une réalité sombre pour la jeunesse canadienne:
- Le taux de chômage des jeunes Canadiens a grimpé pour atteindre 13,5 % en mai 2024, un sommet depuis près de dix ans, à l’exception de la période pandémique.
- L’été 2024 a été l’un des pires pour les étudiants cherchant un emploi saisonnier, avec un taux de chômage bondissant à 14,5 % chez ceux qui retournent aux études.
- En parallèle, le nombre de travailleurs étrangers temporaires a explosé, passant de près de 100 000 en 2019 à plus de 240 000 en 2023, inondant les secteurs de l’hôtellerie, du commerce de détail et de la restauration, autrefois réservés aux premiers emplois des jeunes.

Les élus dénoncent un système défaillant
Face à cette crise, plusieurs élus de l’opposition tirent la sonnette d’alarme et expliquent la mécanique de ce désastre économique pour la jeunesse. Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a fermement condamné la gestion de Mark Carney, pointant du doigt la responsabilité des programmes fédéraux dans la précarisation des jeunes travailleurs.
«Le gouvernement libéral a rempli le marché du travail de travailleurs étrangers, ce qui prive nos jeunes Canadiens de leurs premiers emplois. Les jeunes de 18 à 22 ans qui veulent travailler dans un commerce de détail ou dans un restaurant ne trouvent plus rien. C’est une trahison envers notre jeunesse.»
— Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada
Le porte-parole conservateur en matière d’emploi, Jasraj Singh Hallan, abonde dans le même sens et résume la situation avec une fébrilité critique:
«On demande aux jeunes Canadiens de se serrer la ceinture, de faire des études, mais quand vient le temps d’entrer sur le marché du travail, les portes sont fermées. Le gouvernement préfère importer de la main-d’œuvre étrangère plutôt que d’investir dans nos propres jeunes. C’est un échec total de la politique économique de Mark Carney.»
— Jasraj Singh Hallan, député conservateur
Mark Carney et le mirage de la croissance économique
L’idéologie économique portée par le gouvernement libéral de Mark Carney repose sur une croissance démographique artificielle. En important massivement de la main-d’œuvre, le gouvernement masque la stagnation de la productivité canadienne.
Pourquoi investir dans la formation des jeunes Canadiens ou améliorer leurs conditions de travail quand on peut simplement importer une force de travail déjà formée, souvent prête à accepter des salaires plus bas et des conditions précaires?
Cette stratégie de court terme détruit l’échelle sociale. Les emplois d’entrée de gamme, ces postes qui permettaient autrefois aux étudiants de payer leurs études et aux jeunes diplômés d’acquérir de l’expérience, sont désormais hors de portée.
Mark Carney et son administration se cachent derrière des statistiques macroéconomiques flatteuses sur le PIB, mais ignorent sciemment que le PIB par habitant est en chute libre, entraînant avec lui le niveau de vie des jeunes adultes.

Une génération sacrifiée sur l’autel de la croissance
Les conséquences sociales de cette politique sont alarmantes. Un jeune adulte qui ne trouve pas d’emploi adéquat retarde son entrée sur le marché de l’immobilier, repousse ses projets de fonder une famille et accumule des dettes.
Les jeunes Canadiens sont de plus en plus nombreux à devoir se rabattre sur l’aide sociale ou à occuper des postes sous-qualifiés qui ne nécessitent même pas de diplôme secondaire.
Il est temps que le gouvernement libéral de Mark Carney cesse de privilégier les intérêts des grandes corporations, qui réclament sans cesse plus de travailleurs étrangers pour faire baisser les salaires, au profit de l’avenir des jeunes Canadiens.
L’heure des comptes est venue, et la jeunesse canadienne mérite mieux que des promesses creuses face à un marché du travail sciemment saturé par leurs propres politiques.
Une immigration record qui étouffe le marché du travail canadien
Le problème de l’accès à l’emploi pour les jeunes Canadiens ne se limite pas au seul Programme des travailleurs étrangers temporaires. Sous le gouvernement libéral de Mark Carney, c’est l’ensemble du système d’immigration qui a atteint des niveaux historiques, inondant un marché du travail déjà saturé.
Pour bien comprendre l’ampleur du désastre, il faut examiner chaque flux migratoire qui ajoute quotidiennement des travailleurs étrangers en concurrence directe avec la relève canadienne.
Une croissance démographique explosive et artificielle
En 2023, la population du Canada a augmenté de plus de 1,2 million de personnes, un record absolu qui a fait bondir la population à plus de 40 millions d’habitants.
Cette croissance, presque entièrement due à l’immigration temporaire et permanente, dépasse de loin la capacité du marché du travail à absorber de nouveaux arrivants.
Le fléau des étudiants étrangers transformés en main-d’œuvre
Les étudiants internationaux ne viennent plus seulement étudier, ils constituent désormais une armée de réserve de main-d’œuvre bon marché. En 2023, le Canada a compté un nombre record de permis d’études en vigueur, dépassant le million d’étudiants.
Grâce aux permis de travail hors campus, ces étudiants occupent les emplois d’entrée de gamme dans le commerce de détail, la restauration et les services. Ce sont exactement les mêmes secteurs où les jeunes Canadiens de 15 à 24 ans cherchent désespérément leur premier emploi pour payer leurs études ou entrer dans la vie active.
La farce des LMIA
Les Études d’impact sur le marché du travail (LMIA) sont censées garantir qu’aucun Canadien n’est disponible pour occuper un poste avant d’autoriser un employeur à embaucher un étranger.
Pourtant, le système est totalement biaisé.
Les employeurs trouvent aisément des moyens de contourner les règles pour justifier l’embauche de travailleurs étrangers, souvent pour des emplois non spécialisés. Le nombre de positions approuvées via les LMIA a explosé, prouvant que ce mécanisme censé protéger les travailleurs canadiens est en réalité une porte d’entrée béante pour la main-d’œuvre étrangère.

Les demandeurs d’asile et l’asile de fait
Le système d’asile est également débordé. En 2023, le Canada a reçu plus de 143 000 nouvelles demandes d’asile, un sommet historique.
La plupart de ces demandeurs reçoivent un permis de travail en attendant le traitement de leur dossier, un processus qui s’étire souvent sur plusieurs années. Ils s’ajoutent ainsi à la masse de travailleurs disponibles sur le marché, augmentant la pression à la baisse sur les salaires dans les secteurs à faible revenu.
Les immigrants réguliers et la réunification familiale
En plus des flux temporaires hors de contrôle, le gouvernement libéral maintient des cibles d’immigration permanente historiquement élevées, visant 485 000 résidents permanents en 2024 et 500 000 en 2025.
De plus, le programme de réunification familiale amène des dizaines de milliers de conjoints et de parents chaque année. Bien que ces individus ne soient pas toujours sélectionnés pour leurs compétences, ils obtiennent des permis de travail ouverts et entrent en compétition pour les emplois disponibles.
La situation est claire: le gouvernement refuse de freiner cette machine bureaucratique.
Mark Carney continue d’alimenter un marché du travail exsangue, préférant sacrifier l’avenir économique des jeunes Canadiens sur l’autel d’une croissance démographique insoutenable et artificielle.
Les statistiques récentes ne sont pas toutes (encore) disponibles mais pour les années 2025 et 2026, le volume d’arrivées au Canada dépasse de nombreux records.
Et 2027 s’annonce encore plus difficile pour les Canadiens. La tolérance à l’immigration massive mène à l’effondrement social et économique du Canada qui ressemble de moins en moins à la société d’accueil qu’on s’imagine être capable d’absorber un tel volume de personnes, au pays.